A l’instar des autres types de structures, la crise a obligé à la délocalisation de nos activités. Pour une École d’enseignement supérieur, cela revient - entre autres - à délocaliser l’apprentissage, qui ne se concentre plus entre les murs du Campus. Bien évidemment, on n’a pas attendu cette crise sanitaire d’ampleur pour développer les formations en ligne. Une partie de nos étudiant.e.s a d’ailleurs l’habitude de suivre des tutoriels ou mooc pour approfondir des technologies ou des méthodes spécifiques. Il faut dire qu’à HETIC, nous pouvons être assurés que les étudiant.e.s les premier.e.s s’adaptent au tout en ligne. Qui de plus familiers des projets web, du développement front ou back, ou encore des maquettes design, le tout à distance ?
Objectif : maintenir le lien
Ce qui change aujourd’hui pour les milliers d’étudiants, c’est l’expérience d’une formation en ligne en mode collectif. Se retrouver avec toute sa promotion, avec toutes ces personnes que chacun a l’habitude de côtoyer tous les jours pour suivre un seul et même cours : l’expérience n’est pas comparable avec les formations suivies de façon individuelle derrière son écran.
Et, au-delà des étudiants, le challenge est énorme pour les acteurs de l’enseignement qui ont l’habitude de méthodes d’enseignement en présentiel. Car l'École fait partie de ces structures qui n’ont que très peu évolué depuis l’Antiquité : nous sommes encore nombreux à privilégier un modèle classique plaçant le.la professeur.e en face de ses élèves, assis en rang. Assurer des cours à distance pour autant d’élèves à la fois et à une telle échelle reste une expérience inédite. Comment s’assurer à distance que tout le monde suit le cours, que personne n’est laissé à la traîne, que la pratique comme la théorie soient assimilés, que les interactions continuent… ? Des listes de bonnes pratiques, de retours d’expériences et de points à améliorer commencent à émerger : autant de conseils pratiques (couper le micro lorsqu’on ne prend pas la parole) que de conseils très humains (se dire bonjour par vidéo pour continuer à voir des visages). Des intervenant.e.s ont d’ailleurs avoué que certaines méthodes pratiques liées aux cours à distances seraient bonnes à garder une fois le temps du présentiel revenu. Les étudiant.e.s quant à eux apprécient globalement le format même s’ils notent l’impact sur la participation et la concentration. Resté.e concentré.e huit ou neuf heures d’affilées devant son écran d’ordinateur, parfois sur un même cours, n’est pas le même exercice qu’en présentiel.
En salle de cours virtuelle aussi, il faut “lever la main”
Pour garantir ses cours, HETIC - ainsi que l’ensemble des écoles du Groupe Galileo Global Education - utilise l’outil Blackboard Collaborate, déjà testé lors de la période de grève en décembre 2019. Il permet de créer des salles virtuelles pour les différents cours. Les étudiant.e.s reçoivent leur emploi du temps avec un lien sur la salle virtuelle. Il suffit de s’y connecter en temps voulu, en précisant son prénom et son nom. Une fois connecté, chacun rejoint le cours où l’intervenant.e choisit de soit diffuser de la vidéo, soit partager son écran, soit dérouler une présentation.